Châteaux, anciens cœurs de village, petit patrimoine, culture du tabac, contes et légendes… Au sud de la Belgique, la vallée de la Semois dispose d’un riche patrimoine que le Parc national veille à préserver et à mettre en valeur.
Protéger le PATRIMOINE paysager, culturel et bâti

Préserver, restaurer et valoriser nos PAYSAGES
S’il est bien un élément de patrimoine pour lequel la vallée de la Semois est célèbre, ce sont bien ses paysages. Au-delà des sites les plus iconiques, connus dans toute la Belgique, des points de vue magnifiques jalonnent l’ensemble du territoire et doivent être préservés.

Recenser et valoriser
les POINTS DE VUE
Inventoriés en grande partie par l’asbl ADESA en 1992, les points de vue en milieu forestier qui donnent sur la Semois et ses villages doivent être entretenus, sous peine de se « refermer ». Des aménagements doivent aussi être mis en place ou restaurés.
Objectifs : inventorier les points de vue, en aménager au moins 8 et créer une route des points de vue.

Préserver, valoriser et entretenir les sites ARCHÉOLOGIQUES de la Semois
Une quarantaine de sites archéologiques sont présents sur le territoire de la vallée de la Semois (forteresses, redoutes, tours de guet, vannes…), témoignant de l’occupation ancienne de la région, jusqu’à l’époque celtique. Nombre de ces sites, faute de moyens humains et financiers, se détériorent et doivent être restaurés ou protégés d’urgence.
Objectifs : restaurer au moins 2 sites archéologiques, en valoriser au moins 5 et en entretenir 20 régulièrement.

Valoriser les paysages au Centre d’interprétation PAYSALIA
Paysalia est un Centre d’interprétation du Paysage situé à Florenville, l’une des portes d’entrée du Parc national. Créé en 2012, il va être remis au goût du jour et les contenus qui y sont proposés vont être adaptés à la vallée de la Semois dans son ensemble.
Objectifs : créer un outil didactique accessible à tous, qui permet de mieux faire connaître les caractéristiques paysagères de la vallée de la Semois aux touristes et habitants.

Recenser et valoriser le petit PATRIMOINE wallon
Lavoirs, abreuvoirs, fontaines, moulins, potales, séchoirs à tabac… Autant d’éléments qui sont des témoins de l’histoire et des traditions locales. Ce petit patrimoine n’est toutefois pas entièrement inventorié, étape nécessaire à sa mise en valeur.
Objectifs : compléter l’inventaire du petit patrimoine sur le territoire du Parc national ; créer un carnet de voyage et des capsules numériques sur cette base.
À lire : Aidez-nous à recenser le Petit Patrimoine Populaire de Florenville, Bertrix et Paliseul
À voir : Sandra Lavigne nous parle de sa mission de protection du petit patrimoine populaire

Sauvegarder
et valoriser le patrimoine CULTUREL
Les contes et légendes font partie intégrante de l’identité de la Semois. Des dizaines d’histoires populaires, liées à des lieux spécifiques et à des personnages fantastiques comme le diable, les nutons, les fées ou sorcières, se sont transmises de génération en génération. En outre, tout un patrimoine lié à des savoir-faire anciens, comme la culture du tabac, doit également être préservé.

Promouvoir la LITTÉRATURE relative à la Semois
Plusieurs centaines d’ouvrages évoquent la Semois, et nombre d’entre eux sont méconnus ou oubliés. Ils recèlent des informations qui peuvent intéresser un large public.
Objectifs : établir une stratégie de promotion de la littérature liée à la Semois, créer des outils de communication et des événements dédiés.

Valoriser et promouvoir les contes et LÉGENDES de la Semois
La Semois et ses méandres inspirent de nombreux contes et légendes, qui gravitent autour de personnages fantastiques (diable, nutons, fée, pépé crochet…) et évoquent la rude vie des habitants d’autrefois. Ces récits étaient autrefois partagés au cours des veillées hivernales, et l’ambition du Parc national est de faire revivre cette tradition.
Objectifs : faire en sorte que 1.000 personnes vivent une expérience culturelle autour des légendes/lieux-dits/récits de vie liés à la Semois.

Restaurer et mettre en valeur le patrimoine lié à la culture du TABAC
La culture du tabac a été introduite très tôt dans la région de la Semois (XVIe siècle), avant de connaître un retour en force aux XIXe et XXe siècles, avec jusqu’à 550 hectares de culture s’étalant entre Dohan et Bohan. En déclin depuis les années 50, la culture du tabac est encore pratiquée dans la vallée, où le souvenir de cette tradition reste vif.
Objectifs : réaliser un inventaire des séchoirs à tabac du territoire, réaffecter deux séchoirs à tabac, créer deux boucles de mobilité douce autour de la « Route du Tabac » avec panneaux didactiques.

