Trois années d'actions concrètes au service de la nature et du territoire
- Parc national de la Vallée de la Semois

- 16 juil.
- 4 min de lecture
Début juillet, le Parc national de la Vallée de la Semois a été officiellement inauguré, marquant une étape importante dans son développement. L'événement a permis de mettre en lumière les plus de 70 actions réalisées depuis 2023 en faveur de la biodiversité, des paysages, du tourisme durable et de la sensibilisation, tout en inaugurant la nouvelle porte d'entrée de Florenville.
En trois ans et demi, le Parc affiche un bilan remarquable : 18,3 millions d'euros investis, 75 actions déployées et une équipe de 46 collaborateurs mobilisés pour préserver un territoire naturel d'exception tout en renforçant son attractivité touristique et son développement local.
Un territoire d'exception
Le Parc national couvre 29 000 hectares au cœur de deux Parcs naturels. Son patrimoine naturel est remarquable :
97,27 % du territoire est classé en zone naturelle (28 135 ha).
79,41 % est reconnu comme biologiquement ou paysagèrement précieux (22 342 ha).
56,45 % bénéficie déjà d'un statut officiel de protection (15 883 ha).
Le territoire comprend 687 km de cours d'eau et est couvert à 86 % de forêts, offrant une mosaïque exceptionnelle de milieux naturels.
Une biodiversité mieux connue que jamais
L'un des plus grands succès du Parc réside dans l'amélioration des connaissances scientifiques.
En trois ans :
plus de 600 000 données naturalistes ont été rassemblées, dont 100 000 produites directement par les équipes du Parc ;
20 groupes taxonomiques ont été étudiés ;
8 900 espèces ont été recensées ;
892 espèces ont été signalées pour la première fois sur le territoire du Parc ;
7 espèces nouvelles pour la Belgique ont été découvertes ;
1 espèce nouvelle pour la science a été identifiée.
Les inventaires ont également permis de mettre en évidence 384 espèces protégées et 512 espèces inscrites sur liste rouge, dont 172 considérées en danger ou en danger critique d'extinction.
Restaurer les milieux naturels
Au-delà de la connaissance, le Parc agit directement sur le terrain pour restaurer les habitats naturels et renforcer les continuités écologiques.
Parmi les principales réalisations :
287 hectares transformés en Réserves forestières intégrales ;
95 hectares classés en Sites de Grand Intérêt Biologique ;
45 hectares de lisières forestières plantées ;
21 hectares de biotopes de pente restaurés ;
50 hectares de lit majeur restaurés ;
68 mares forestières créées ;
4 sites ardoisiers restaurés ;
150 arbres fruitiers plantés ;
113 points lumineux supprimés afin de réduire la pollution lumineuse.
Des actions concrètes pour les espèces emblématiques
Le Parc agit également en faveur de nombreuses espèces patrimoniales.
Les principales réalisations comprennent :
13 hectares restaurés pour la vipère péliade ;
2 loutroducs installés afin de sécuriser les déplacements de la loutre ;
200 ouvrages d'art inventoriés pour améliorer la circulation de la faune ;
1 plan d'action élaboré pour préparer le retour du lynx ;
1 449 ratons laveurs neutralisés afin de limiter l'impact de cette espèce invasive.
Une rivière plus vivante
La restauration de la Semois constitue un autre axe majeur du projet.
Depuis 2023 :
44 frayères ont été restaurées ;
9 obstacles ont été supprimés pour favoriser la libre circulation des poissons ;
2,5 kilomètres de ripisylve ont été replantés ;
369 truitelles de souche sauvage ont été réintroduites ;
600 kilomètres de berges ont été traités contre la balsamine de l'Himalaya.
Une forêt plus résiliente
Face au changement climatique, le Parc accompagne également l'évolution des pratiques forestières.
Les résultats sont déjà visibles :
56 hectares sont désormais conduits en régénération naturelle de chêne ;
125 visites-conseils ont été réalisées auprès de propriétaires forestiers ;
1 association de propriétaires forestiers a été créée ;
1 750 hectares sont désormais organisés en zones de traque-affût pour améliorer la gestion de la faune ;
2 drones ont été acquis pour sauver les faons lors des travaux agricoles.
Un tourisme durable qui prend forme
Le Parc national investit également dans une offre touristique respectueuse de l'environnement.
Parmi les infrastructures créées ou modernisées :
8 portes d'entrée du territoire ;
2 Maisons du Parc ;
11 parcours didactiques ;
4 observatoires de la faune ;
4 réserves naturelles aménagées ;
4 bivouacs insolites ;
1 station trail ;
1 station équestre ;
8 aires de baignade réaménagées ;
près de 200 mobiliers d'accueil installés.
Former et sensibiliser
Le développement du Parc passe également par la transmission des connaissances.
Depuis 2023 :
30 guides "Acteurs du Parc" ont été formés ;
20 guides de rivière ont été certifiés ;
51 campings sont désormais reconnus "Acteurs du Parc" ;
4 capsules de réalité virtuelle ont été développées ;
4 dossiers pédagogiques ont été créés avec 13 classes pilotes.
Une visibilité grandissante
Le Parc national renforce progressivement sa notoriété.
Quelques indicateurs illustrent cette dynamique :
269 articles et reportages consacrés au Parc ;
26 événements organisés en Belgique et à l'étranger ;
plus de 10 000 abonnés sur les réseaux sociaux ;
un site internet multilingue et une plateforme de dons désormais opérationnels.
Des retombées économiques bien réelles
Les bénéfices du Parc dépassent largement le cadre environnemental.
Le premier plan opérationnel a permis :
la création de 35 emplois directs (46 personnes mobilisées) ;
plus de 10,54 millions d'euros de dépenses auprès de prestataires extérieurs ;
environ 70 emplois indirects générés ;
490 marchés publics attribués ;
47 permis d'urbanisme introduits en lien avec les projets du Parc.
Le territoire bénéficie également d'une attractivité renforcée, avec 411 hébergements touristiques, 10 707 lits, 717 403 nuitées et plus de 460 000 visiteurs accueillis dans les attractions touristiques du territoire.
Un premier bilan très positif
En trois années seulement, le Parc national de la Vallée de la Semois démontre que la protection de la nature peut devenir un véritable levier de développement territorial. Des milliers d'hectares restaurés, des centaines d'espèces mieux connues, des infrastructures touristiques durables, des emplois créés et une mobilisation sans précédent des acteurs locaux témoignent d'une dynamique collective qui prépare déjà le deuxième plan opérationnel (2027-2030), avec l'ambition de renforcer encore la résilience écologique, l'écotourisme et l'ancrage territorial du Parc.
Pour aller plus loin
Pour découvrir le bilan détaillé de nos actions en faveur de la nature et de la biodiversité, consultez notre rapport complet :
En ce qui concerne nos actions en matière de tourisme durable, retrouvez le programme complet des inaugurations : Le Parc national s'ouvre à vous.



