La forêt couvre 86 % du territoire du Parc national de la Vallée de la Semois. Le changement climatique et l’augmentation des populations de grands ongulés ont toutefois un impact important sur sa régénération naturelle. Notre volonté est d’agir pour la rendre plus résiliente.
Agir pour une FORÊT plus résiliente...

Adapter les pratiques de CHASSE sur le territoire
L’augmentation progressive, depuis plusieurs décennies, des populations de grands ongulés au sein de nos massifs forestiers a un impact important sur la régénération naturelle des forêts, ce gibier abondant abroutissant les jeunes pousses d’arbre. Prélever une partie de ce gibier en popularisant un mode de chasse plus sûr et éthique est une manière simple de limiter ce problème.
Limiter le nourrissage et préserver la faune lors des opérations de fauche fait par ailleurs partie de nos missions en la matière.

Préserver la faune
lors des opérations
de FAUCHE agricole
Les femelles du chevreuil et du cerf mettent régulièrement bas aux abords de prairies herbacées. Dans les 10 jours suivant leur naissance, les jeunes ont le réflexe de se tapir et de se tenir immobiles dans ces zones agricoles. Il n’est donc pas rare qu’ils soient mortellement blessés lors d’opérations de fauche réalisées par des agriculteurs. Des solutions existent pourtant pour limiter ces risques.
Objectifs : sauver 30 faons par an grâce à l’utilisation de drones équipés de caméras thermiques.
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Atteindre un meilleur ÉQUILIBRE forêt-gibier
Si une charge modérée en grands ongulés (cerf, chevreuil, sanglier, mouflon) peut être intéressante pour les milieux forestiers, une trop forte pression en gibier dégrade la forêt et freine sa régénération. En bonne intelligence avec les chasseurs et gestionnaires, nous travaillons à rééquilibrer ce rapport forêt-gibier au sein du Parc national.
Objectifs : développer un plan d’action à appliquer dans les forêts publiques du territoire, avec mesure de l’impact sur la régénération forestière.

Limiter le NOURISSAGE artificiel en augmentant la capacité nutritive des forêts
Lorsque la densité de gibier est déjà importante sur un territoire, le nourrissage artificiel a un impact négatif important sur la forêt. Planter une série d’arbres fruitiers et d’arbustes appétents en lisière de forêt permet de limiter ces besoins en nourrissage artificiel ainsi que les effets négatifs que cette pratique provoque.
Objectifs : planter 1.600 arbres fruitiers forestiers sur le territoire du Parc national.

Expérimenter
la TRAQUE-AFFÛT
La chasse traditionnelle, « à cors et à cris », entraîne un stress important pour le gibier et des risques plus importants en matière de sécurité. La traque-affût, à l’inverse, permet une plus grande efficacité et sécurité, tout en limitant considérablement le stress des animaux.
Objectifs : 350 miradors installés pour permettre la traque-affût sur 3500 hectares.

Modifier les pratiques SYLVICOLES pour une forêt plus résiliente
Nos forêts sont confrontées à de nombreux défis, le principal étant certainement le changement climatique. Le Parc national mène une série d’actions pour rendre notre forêt résiliente face à ces challenges.

Adaptation de la forêt au changement CLIMATIQUE
Rendre la forêt résiliente face au changement climatique passe par la diversification des essences, lui permettant de se régénérer. Pour évaluer des pistes de solution, des tests grandeur nature vont être menés sur le territoire du Parc national.
Objectifs : améliorer la biodiversité dans les forêts du Parc national et augmenter leur résilience.

Utiliser du BOIS local pour les équipements du Parc national
S’il semble logique d’utiliser du bois local pour les équipements du Parc national, la mise en œuvre de cette volonté n’est pas toujours évidente, notamment par l’intégration concrète de cette dimension locale au sein des appels d’offres.
Objectif : intégrer des clauses « bois local » dans chaque appel d’offres des administrations du Parc national ; créer une filière « bois local » pilote.

Impliquer les PROPRIÉTAIRES forestiers privés
Si une majorité des forêts du Parc national est publique, des parcelles privées y sont également présentes. Celles-ci, souvent de petite taille, forment un ensemble très morcelé. Nous souhaitons mieux connaître ces acteurs et les inviter à s’inscrire, eux aussi, dans une démarche durable.
Objectifs : créer une association des propriétaires privés du Parc national.

